ungoliantschilde:

Bruce Timm ~ Storyboards for the Emmy Award Winning Opening Title Sequence of Batman: the Animated Series. Seriously, this title sequence won an Emmy.

(Source : azertip, via fuckyeahbatman)

Faux

C’était troublant, et apaisant, à la fois.
Dans ce rêve qui me replongeait dans un quartier semblable à celui de mon enfance, dans un début de nuit, plusieurs de mes connaissances refaisaient surface. Comme s’il s’agissait d’une soirée pour amorcer la rentrée scolaire, ou le début de l’automne (il faisait frais, comme un soir d’octobre), j’y croisai entre autres une Ariane qui, petits cheveux blonds, les mains en casquette sur le front, tête baissée, se dirigeait en sens inverse et qui disait, au passage: “Désolé…” Et plus loin, près des haies de cèdres de deux mètres, une Mélissa présente, qui ne se cachait plus.
-Le soulagement de la voir était semblable à celui d’il y a bientôt 10 ans; après mon après-bal, un ami est tombé dans un coma éthylique, mais j’étais trop effrayé pour demander des nouvelles à sa famille, si bien que pendant une année complète, j’ai rêvé à lui, soulagé de le voir vivant…-
Cette marche que nous prîmes, elle me rassurait. Nous étions capables d’agir en adulte, et d’oublier ces deux dernières années depuis qu’elle m’a radicalement coupé de sa vie…
Malgré que je m’éloignais de ma copine, elle savait que pour moi, ce moment en valait la peine. Son appui se faisait ressentir dans mon être.

Mais voilà que la nuit s’esquissait de plus en plus vers la conscience de mon corps réel, et l’évanouissement de ce moment me peinait…

Tout cela, mes amies, redevenaient fantômes dont la présence me manque tant.

Un an plus tard, je ne célèbre plus mon anniversaire au fond de ma cabine, dans un train vers Montmagny. Je ne fuis pas non plus ma copine pour avoir un faux semblant de solitude bien à moi (malheur à moi, j’étais encore plus éperdument amoureux d’elle, lorsque j’étais à des miles et des miles d’elle). Je ne fais pas de grand souper avec du monde de la job que je ne veux pas voir, ma blonde, mon meilleur chum, et ma mayeure amie.

26 ans, ce n’est pas aussi représentatif que 25, ou 21, ou 18 ans. Je n’ai ni le budget ni l’envie pour faire une soirée où je dis, devant les regards incompréhensifs de mes invités: “C’est ma fête, c’est moi qui paie le vin! J’insiste! Ça me fait plaisir”, et le penser sincèrement.
Ce n’est peut-être pas représentatif, au niveau numérique, mais au niveau de l’expérience, oh t’a-boy que ma 26e année aura été bien remplie! Une année de négociations, avant de tomber en moyens de pression, ma première grève de job, une chirurgie pour l’appendicite, une autre pour une hernie DUE à la chirurgie sus-nommée. Déménager d’un appart pu vivable dû à un coloc avec qui ça marchait juste pu.
Et c’est sans parler du plus difficile moment que ma copine et moi avons vécu à ce jour… si vous me connaissez personnellement, vous pouvez demander.
__

On part sur de nouvelles bases. Un appart façonné à notre manière. Un chat à nous deux. Un voyage pour nous deux en Europe. Et un petit peu plus =)
J’ai juste tellement hâte de déjà vous dire comment va débuter ma 27e année.

edtullett:





Hey everyone.

I’ve finished my new record. It’s done, bar-mastering. I’m lucky to already have perfect artwork and two videos being made for it by incredibly talented people. I’m very proud of it, and am currently looking for a home for its release, something I’m still figuring out. I’d also love to self-release, but I currently don’t have the funds to do so. It’s a departure from my previous work, and very much my own sound. 


Apart from anything I’ve released through labels, I’ve always released my music for free (Never Joy, TWYNS, remixes). I’m now at a point where I need help with my new record, whether it’s for its release (mastering, press), a physical run (I’d really love a vinyl release), preparing it live, etc.

So I decided I’d open up the option of donating. If you enjoy my music / me as an artist, and want to help support the record / me by donating for any reason (wanting to hear the record/get a physical copy, wanting to donate for previous work that was free, general support), you can do so below. I’ll also make sure anyone who donates gets a free download of some sort when the record is ready. I promise that any funds donated will go towards costs for the record. I’m just leaving a door open! Thank you for supporting me, and for any donations I receive. I hope you love the record as much as I do when it’s released.

Until then,

Ed.
Donate here.

P.S: If you’d like to be involved in another way; if you’re a label who wants to work with the record, you can contact me here: edtullett (at) gmail (dot) com.

‘Go and I’ll stray.’

edtullett:

Hey everyone.

I’ve finished my new record. It’s done, bar-mastering. I’m lucky to already have perfect artwork and two videos being made for it by incredibly talented people. I’m very proud of it, and am currently looking for a home for its release, something I’m still figuring out. I’d also love to self-release, but I currently don’t have the funds to do so. It’s a departure from my previous work, and very much my own sound. 

Apart from anything I’ve released through labels, I’ve always released my music for free (Never Joy, TWYNS, remixes). I’m now at a point where I need help with my new record, whether it’s for its release (mastering, press), a physical run (I’d really love a vinyl release), preparing it live, etc.

So I decided I’d open up the option of donating. If you enjoy my music / me as an artist, and want to help support the record / me by donating for any reason (wanting to hear the record/get a physical copy, wanting to donate for previous work that was free, general support), you can do so below. I’ll also make sure anyone who donates gets a free download of some sort when the record is ready. I promise that any funds donated will go towards costs for the record. I’m just leaving a door open! Thank you for supporting me, and for any donations I receive. I hope you love the record as much as I do when it’s released.

Until then,

Ed.

Donate here.

P.S: If you’d like to be involved in another way; if you’re a label who wants to work with the record, you can contact me here: edtullett (at) gmail (dot) com.

‘Go and I’ll stray.’

arianetoutcourt:

"Pourquoi t’as annulé ton événement de fête sur Facebook (après seulement 8 heures)?"

M’a te l’dire pourquoi, moi.
Parce qu’hier, j’étais dans une genre de brume post-trouvaille.
Un brouillard qui recouvre mon esprit pendant un bref laps de temps après avoir découvert un nouvel endroit.
Je…

Ma soeur, si tu savais comme je partage ta frayeur. Je repense encore à la fois où j’ai juste réuni 3 (TROIS!) amis et c’était bourré de silences, de malaises, et chacun avec son 2 min d’anecdote avant de retourner à notre (singulier) bière.
//
Sur le coup, j’ai pensé: “Ouan… Dimanche, je peux. Mais on risque de fêter Gen, parce que c’est sa fête itoo.” But then I thought: “Meh! Tout le voyage est pour elle! Et puis ça fait une éternité que j’ai pas vu ma chum de fille. Hell yeah j’y vais!” Même si cette même chum m’a traité de condescendant (I kind of was, but still it hurt), jme suis dit que jamais je m’entendais aussi bien avec quelqu’un, autre qu’avec ma copine.

Je comprends, j’approuve, je seconde. Je boirai quand même un verre en ton honneur.
#ThisIsMyWayOfSayingHappyBirthdayGirl

fancyuh a dit: Yeahhh une québécoise! :D

Je sais pas ce qui t’a enligné vers la pensée que L’Archiviste était au féminin, mais laisse-moi te rassurer. It’s an all-male-cast :)
Bienv’nu au Kébac, Fanceyh!

archiemcphee:

Oakland, CA-based artist and illustrator Justin DeVine must’ve been channelling the Black Lodge when he created his wonderfully weird series of watercolor illustrations combining Twin Peaks characters with The Muppets. It’s an awesome pop culture mashup that works so well, we can’t believe we’d never considered it before.

You can see the entire series right here on Tumblr at Jason Devine’s sticksstonesandherringbones. Prints are also available via INPRNT.

[via io9]

Yo Coeur Bleu! Check ça, ce hot package de Touin Peaqs! :D

(via kimjong-healthy)

poete-maudite:

Faudrait que j’arrête de donner autant d’importance à ce que les gens pensent de moi, de ce que je fais dans la vie, de ce dont j’ai l’air, faudrait que je me remette dans le même état d’esprit que quand j’étais pré-ado ou même adolescente tout court, quand je m’inventais des looks pas d’allure…

You go girl!

(Source : arianetoutcourt)

Aucun dieu n’est plus effrayant que soi

C’est ce que j’ai constaté en lisant le texte d’un ami. Vers qui peut-on se tourner pour expier ses faiblesses lorsque l’on ne croit en aucune confesse?

À tous les étés, depuis 2002, mon père, mon frère (sauf les cinq dernières années) et moi allions rejoindre Claude à son chalet au Lac Mékinac. Claude est un ami de mon père qu’il a connu durant ses années au collège classique de Sainte-Marie, et les deux copains ne se sont pas perdus de vue depuis cette époque révolue. Si je n’avais pas le luxe de me permettre un psychologue, encore moins un psychiatre, durant mes années de secondaire, Claude agissait en oncle cool qui philosophait avec mon père, et même avec mon frère et moi, malgré notre jeune âge et notre grande lacune de connaissance. Jusqu’à encore très récemment, chaque été, j’attendais ce moment, cette semaine au fond des bois, pour me refaire physiquement, mais surtout psychologiquement. Lorsque mon frère commençait à sortir avec celle qui est maintenant sa femme, Claude le bombardait seulement d’une seule question: Est-ce que tu l’aimes? Mon frère de répondre un “Bennn” hésitant, et l’autre de revenir à la charge de son: Oui mais est-ce que tu l’aimes? Le pauvre avait fini en larmes, et peinait à dire un soulagé: Oui, je l’aime! Suivi d’une accolade bien masculine, j’assistais à une séance de vrai bro-love intergénérationnel. Avec les années, il devenait un confident, une source de réconfort, brute, mais rassurante à la fois.

L’été où j’ai rompu avec ma deuxième copine, j’étais anéanti. Une semaine de repos avec mon vieux et son ami allait tout régler, avec son franc parlé, ses réflexions sur le cinéma, la bouffe de camping et une bonne… douzaine de bouteilles de vin! Ce ne fut qu’après deux jours que je compris que le moment était passé… Le classique soir de discussion et de débat concernait essentiellement le conflit étudiant, et aucune fenêtre ne m’était ouverte sur le sujet des relations intimes.

Personne à qui reléguer le poids de sur mes épaules.

Une chance, les amis aident à alléger la peine, avec une bonne pinte de bière dans le fond du gosier. Cependant, on a beau se soulager en vociférant son fiel avec un copain, il reste un sentiment profond de se confier à une plus grande voix. Quelle plus grande voix a-t-on que celle qui parle constamment? Celle qui nous habite, qui nous hante, qui murmure… Soi-même.

Lorsqu’on ne croit en aucun dieu, la voix de l’Homme est la plus terrifiante. Une personne extérieure à nous peut nous juger, nous insulter, mais la pire qui puisse agir ainsi est notre propre être. Qui peut nous sauver lorsque l’on se refuse le droit à l’erreur? Personne…

En état d’arrestation, dans un autobus, avec plusieurs manifestants, un ami et moi avons subi le procès d’une jeune protestante. Nous étions innocents, on nous avait confondus dans la masse, alors que nous prenions une bière sur la terrasse du Saint-Buck, coin Saint-Denis et Ontario, lorsque deux punks se sont rués sur notre table pour fuir les interventions policières. La fille nous a martelés de questions concernant notre opinion face à la cause étudiante, pour nous révéler que nous agissions en faux aristocrates peureux et vains, que nous étions de pires coupables que ceux qui ne manifestaient pas parce qu’ils ne connaissaient pas ni causes ni conséquences des augmentations des frais de scolarité grimpant. Pires, car nous étions pleinement conscient de la situation, et qu’au lieu d’aider la cause, nous jugions de haut les agissements autant du gouvernement que ceux des manifestants.

Cette soirée-là, poivre de Cayenne au visage, le mucus qui faisait ses allers-retours entre mes yeux et ma bouche en passant par mon nez, j’avais l’amer désir de le lui cracher au visage. L’insulte paraissait d’autant plus forte que je comprenais sa perception objective, et ne pus me résoudre à d’autre solution que de m’en vouloir, jusqu’à me détester… Vers qui peut-on se tourner lorsque son meilleur ami est dans la même merde qui ronge l’esprit, la raison, son amour propre? Des paroles de Tyler Durden résonnent parfois dans ma tête. « You have to consider the possibility that God does not like you. He never wanted you. In all probability, he hates you. It’s not the worst that can happen… We don’t need him! Fuck damnation, fuck redemption! We’re God’s unwanted children?! So Be It! » Soit. Nous sommes notre propre destin. If we fuck up, no one’s there to help us out but ourselves.

La culpabilité me tenaille depuis mon plus jeune âge. Héritage catholique? Peut-être, mais qui suis-je pour le savoir réellement. Dois-je me sentir coupable d’avoir eu une bonne vie? D’avoir eu des parents, encore mariés et amoureux, qui souhaitent toujours aider financièrement? D’avoir pris la décision moi-même de payer mes études avec des jobs de merde, lorsque les généreux dons de mon père me forçaient, que dis-je, m’obligeaient à obtenir de bonnes notes, à cesser de foxer mes cours? La faute à moi si je coule, me convainquais-je. Mon argent, mon chemin scolaire. Dois-je m’avouer coupable de ne pas avoir eu la vie bourrée de réelles embûches? Oui, mes ruptures amoureuses furent anodines, comparé à la guerre sur la bande de Gaza, rien comparé au Printemps Arabe, rien comparé à la Révolution Française. Mais crisse, faut-il nécessairement se comparer à la Guerre des Ottomans pour parler de souffrance? Coupable, mais jusqu’à un certain point. Leloup reprochait aux vieux artistes comme Charlebois de faire du paternalisme avec leur musique révolutionnaire, et aux jeunes comme Malajube de parler de filles et de faire des exercices de style qui ne contestaient rien, alors que lui voulait dénoncer la Guerre du Golfe avec son hit 1990. Mais comment faire le procès des autres si aucun de ses accusés n’avait vécu la guerre? On ne peut pas reprocher à quelqu’un de ne pas avoir souffert suffisamment. Le cri du cœur qu’il avait lancé dans une chanson fleuve était d’une beauté déchirante qui ouvrait les yeux à ceux qui n’avaient jamais entendu parler des conséquences de l’Algérie postcoloniale, mais lui seul pouvait en parler aux oreilles des Québécois, confortables et indifférents.

Ce soir-là, sur mon banc d’autobus scolaire, avec mon meilleur chum aussi poivré que moi, je pensais juste à cette chanson. Le Ô Canada sarcastique et caustique de Leloup. Je voulais expliquer à cette fille, cette petite prétentieuse, que ce combat ne nous appartenait pas. Verriez-vous Mari-Mai faire l’apologie des revendicateurs en Israël?

Il faut savoir à qui appartient le droit de se lever parmi la masse et de dénoncer. Certes, plusieurs personnes extérieures au combat se sont dressés devant la masse pour défendre le droit à une scolarité abordable (et j’insiste sur le mot abordable, et non cette utopie irréaliste de gratuité), et c’est ce qu’il y avait de plus noble. Des jeunes parents, encore endettés par les prêts qui les hanteront jusqu’à leur retraite, qui n’avaient rien à perdre que deux heures de leur vie, et qu’ils sont joyeusement données aux étudiants. La noblesse, je la voyais chez eux; pas chez les jeunes qui voulaient que tout leur soit donné, pour qu’ils soient à l’école sans payer un sous, et foxer quand même les cours pour se faire des estis de dreads en fumant un gros blunt aussi sale qu’eux. Je voyais de jeunes manifestants, idéalistes et qui se cherchaient dans la foule. Je voyais un avenir qui se remet en question, qui n’agit pas par acceptation des faits, mais par réflexion. Eux, je les défendais, je me portais garant de leurs déboires avec la police. Mais lorsque l’un d’entre eux jetait un cocktail Molotov, moi je n’avais pas peur de condamner cette violence. En tant que société évoluée, civilisée, le mode de révolution à l’iranienne est tout sauf justifiée. Nos bureaux de votes sont fort probablement désuets et non représentatifs de la pensée du peuple, mais elle reste pour l’instant la seule manière de faire entendre sa voix au gouvernement.

 —

Coupable ou non, il semble qu’il faille toujours se justifier auprès d’autrui pour exprimer une opinion différente, alors qu’on penserait être dans une société où le droit d’expression est sensé être fondamentalement permis…

brucejava:

4 juin 2014Dessin et Texte: Clementine

brucejava:

4 juin 2014
Dessin et Texte: Clementine